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Mercredi 9 juillet 2008


 

PARTI SOCIALISTE - CONGRES DE REIMS

 

 

Le congrès du Parti socialiste, qui aura lieu à Reims du 14 au 16 novembre prochain, est à présent officiellement lancé avec la première étape, celle du dépôt des contributions. Cette phase de débat autour de différents textes, nous amènera à la deuxième étape, majeure, celle des motions au mois de septembre.

 

Nous sommes à un moment charnière, après l’échec cinglant de 2002 et la défaite de 2007 qui a vu l’élection de Nicolas Sarkozy. Ce congrès ne peut pas être un nouveau rendez-vous manqué, comme l’ont malheureusement été nos deux derniers congrès. Nous pensons qu’il faut impérativement redonner un nouvel élan au Parti Socialiste et, à travers lui, à toute la gauche française. Et pour cela, nous savons qu’il ne faudra pas être avares d’efforts et au contraire, faire preuve de courage.

 

Nous, socialistes, avons la responsabilité de proposer une véritable alternative politique et sociale, une réelle vision du monde.

 

Ce congrès est, pour nous, le premier acte de la reconquête idéologique, puis politique et enfin électorale face à la droite de Nicolas Sarkozy. Cette droite qui, pour toute rupture n’a conduit qu’à la déchirure ; dévoyant l’idée même de changement et la transformant en une cynique et brutale stratégie d’écrasement des résistances sociales et de nivellement par le bas. Le sarkozysme n’est rien d’autre qu’une droite dure, continuellement en campagne idéologique et n’ayant d’autre but que de défaire la gauche sur tous les terrains.

 

Nous refusons que les valeurs du socialisme soient défaites. Ce refus impose de se battre ; il est temps de retrouver le sens et le goût du combat. Et cela commence par la bataille des idées. C’est précisément l’enjeu de notre congrès.

 

Le moment est venu de refonder le socialisme, de faire enfin ce nécessaire travail de modernisation, que l’on ne fait que différer depuis 2002. On ne peut pas lire le monde du 21ème siècle avec les lunettes du 20ème, voire du 19ème siècle ! Il faut inscrire le changement et la modernité dans notre matrice. Car, il faut bien admettre que c’est le changement qui protège et, au contraire, l’inertie qui affaiblit. Aujourd’hui, se contenter de défendre des acquis n’est plus protecteur. Il faut faire preuve d’inventivité et de courage. L’heure n’est plus aux diagnostics tièdes et aux appréciations timorées, mais à la lucidité radicale face à l’état du monde. Oui, il existe bien un besoin de radicalité, car ce ne sont plus seulement les effets du système capitaliste qu’il faut dénoncer, mais ses fondements et ses présupposés. Le socialisme du 21ème siècle a clairement pour mission d’inventer un nouveau modèle de développement et de société.

 

Oui, nous pensons qu’un autre monde est possible, et qu’il passe par une autre politique. Cette ambition appelle deux exigences :

 

1-Un Etat providence moderne, qui prévient plutôt qu’il ne répare et qui est capable d’accompagner les individus dans tous les moments de leur vie ;

 

2-Une révolution démocratique, qui permet de dépasser, tant  les paralysies de la société française que notre incapacité à réduire réellement les inégalités et à moderniser la France. C’est précisément le projet de la 6ème République, la République des citoyens, démocratique, sociale et laïque. La démocratie qui doit être également, selon nous, l’instrument de la réorientation indispensable de l’Europe, tout comme celui de la définition d’un nouvel internationalisme, auquel nous socialistes, sommes tant attachés.

 

A travers ce congrès, nous devons faire du Parti Socialiste, un grand parti porteur d’espoir, un parti démocratique, populaire et de mobilisation sociale dont la France a besoin. Le Parti est un outil, indispensable et irremplaçable. L’avenir du PS, fidèle à ses valeurs, ouvert sur la société et sa diversité, respectueux de ses militants et capable de rassembler d’abord la gauche et toute la gauche, est clairement entre nos mains.

 

L’enjeu est de taille, et notre motivation et notre engagement doivent être à la hauteur.

 

La contribution présentée par Ségolène Royal et défendue par Vincent Peillon, intitulée « Combattre et proposer », répond, très largement, à cette ambition, que nous savons partagée. Elle dresse un juste constat de la situation, tout en formulant des propositions, claires et concrètes, sur les grands problèmes et enjeux majeurs qui touchent les Français aujourd’hui (la place de l’homme dans l’économie, la sauvegarde de la sécurité sociale, le rôle de l’Etat dans la lutte contre les inégalités, la capacité à résoudre la crise démocratique majeure que nous connaissons...).

 

Nous retrouvons dans ce texte, le courage, l’inventivité, la lucidité et la radicalité, qui sont autant de qualités qui méritent d’être mise au service de nos valeurs, au service du Parti Socialiste du 21ème siècle que nous appelons de nos vœux.

 

Combattre et proposer, pour mieux rassembler et gagner demain !

 

 

 

 

     Jacques Agopian         Alexandre Medvedowsky          Fleur Skrivan

    Conseiller Municipal d’Aix-en-Provence              Conseiller Général du canton de Peyrolles                       Conseillère Régionale

    Conseiller Municipal d’Aix-en-Provence        Conseillère Municipale d’Aix-en-Provence

par Alexandre Medvedowsky publié dans : AUTRES
Lundi 9 juin 2008

RFI : "Libéral", c'est un gros mot chez les socialistes ?

 

Vincent Peillon : Pour répondre à cette question, il faut opérer un détour par l'Histoire des idées. En 1830, la devise du mouvement socialiste, alors en pleine éclosion, était "Plus de libéralisme impuissant". Le libéralisme - entendu comme la doctrine de l'émancipation de la personne, des droits de l'individu, de 1789 - se voyait en effet contesté par ceux-là même qui avaient mené, depuis une trentaine d'années, le combat pour les libertés. Pourquoi une telle évolution ? Parce que ces intellectuels se sont rendus compte que revendiquer uniquement les libertés ne suffisait pas : seuls quelques-uns jouissaient des libertés acquises quand une majorité en était écartée.

Ces militants des libertés ont ainsi jugé nécessaire de compléter la doctrine libérale par la notion d'égalité. Or, le socialisme, ce n'est rien d'autre que cette même idée. Ce n'est rien d'autre que le constat qu'il faille créer les conditions de la liberté pour que chacun puisse être réellement libre. Autrement dit, c'est précisément pour réaliser ces libertés qu'on a construit le socialisme ! Sans l'intervention de la puissance publique, les politiques d'éducation de masse, etc., nous serions dans ce que Maurice Merleau-Ponty appelait la "mystification libérale" : les libertés pour quelques-uns et pas pour les autres. Le socialisme n'est ainsi en rien l'antithèse du libéralisme, mais son dépassement.

Je l'ai souvent dit, il ne faut donc pas laisser les libertés aux libéraux : ce serait une erreur majeure, tant stratégique qu'historique ! Malgré cela, cette doctrine - qui inclut la visée des libertés mais qui n'oublie pas que, pour que les gens soient libres, il faut mettre en œuvre un certain nombre de choses - porte un nom : et ça s'appelle le socialisme ! Il n'y a donc pas de raison de s'appeler aujourd'hui "libéraux" : c'est une question qui a été réglée en 1830...

Je note par ailleurs avec amusement que tout le monde réclame toujours des débats intellectuels, mais que le jour où une telle question fondamentale arrive dans le débat politique, on nous dit que c'est un faux débat, une querelle de mots. Or, j'insiste : c'est un vrai débat ! Car tant que l'on ne répondra pas dans notre société à la demande d'égalité - notre problème majeur depuis 30 ans -, on restera dans la mystification de libertés qui ne valent que pour quelques-uns : est-il nécessaire de rappeler que seule la moitié des enfants partent en vacances, que le système éducatif est en échec, ... ?

Pour une fois, nous avons un débat idéologique intéressant qu'il va falloir trancher.

Vincent Peillon, député européen PS

par Alexandre Medvedowsky publié dans : AUTRES
Jeudi 29 mai 2008

L’annulation du PDU est une excellente occasion de repenser, enfin, la politique de transports et de circulation au niveau de toute l’agglomération aixoise et de la ville d’Aix-en-Provence.


Mme Joissains doit, à présent et impérativement, s’en saisir.

 

Les critiques politiques que nous avions formulé dès l’adoption de ce document en 2005, en l’absence de la large concertation pourtant nécessaire en la matière, sont aujourd’hui confortées, juridiquement, par la décision du Tribunal Administratif de Marseille.

 

Les questions de transports et de circulation  ont été, doit-on le rappeler, au cœur des débats, vifs, de la dernière campagne des élections municipales.

 

Dans le projet pour Aix que j’ai défendu, avec l’ensemble des colistiers d’Aix Pour Tous, nous indiquions l’ardente obligation qu’il y avait à définir une véritable stratégie de développement urbain pour notre ville et pour toute l’agglomération aixoise. Une stratégie de développement qui, pour exister et être efficace,  passait inévitablement par l’adoption d’un Schéma de Cohérence Territoriale (au niveau de l’agglomération) et d’un Plan Local d’Urbanisme (au niveau de la ville), accompagnés d’un Plan de Déplacement Urbain ambitieux et adapté.

 

Mme Joissains s’y est obstinément opposée, différant toujours à plus tard - et surtout à après les élections- ce travail de planification, pourtant incontournable.

 

Nous voyons aujourd’hui le résultat de ce manque de courage politique et de cette absence de vision stratégique pour l’avenir de notre ville…qui continue d’être asphyxiée par une circulation automobile toujours plus dense et envahissante.


L’imprévoyance, l’absence de dialogue et de concertation ne peuvent que conduire à des impasses. Il est temps de changer de voie. Il est regrettable qu’il faille que ce soit le juge administratif qui nous y oblige.


 

Alexandre Medvedowsky


Conseiller Municipal d’Aix-en-Provence


Conseiller Général du canton de Peyrolles

par Alexandre Medvedowsky publié dans : AUTRES
 

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