ANDAFY 2008 ... île ... était une fois Madagascar en Pays d'Aix
un joyeux festival culturel franco-malgache,
produit par le Théâtre du Manguier,
se tiendra les 28 et 29 juin 2008 à Aix-en-Provence...
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Espace et salle des fêtes Roger Baudun
Route de Sisteron
Les Platanes
13 100 Aix-en-Provence
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Photographie - Nirilanto Razafindraibe dit Paul,
Peinture - Jean-Michel Razanatefy, R’Tine Andriamamory, Clark Andriambelo, Nicole Lavdas,
Musique -Groupe Ziva avec Talike Gellé et Dadah de Fort Dauphin,
Danse - Kawitry Machine,
Contes - Compagnie du Théâtre du Manguier,
Poésie - Hery Mahavanona,
Films - Régis Michel,
Conférences - Abel Andriarimalala...
Marché exotique - Le Tatao, Bozy Création, Semco Provence…
Buvette et gargote malagasy...
Associations oeuvrant pour Madagascar - Aprim, Colibri, Handicap Indépendance, Mahatsinjo, Solidarité Architecture et Développement, Musée de Madagascar...
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Venez nombreux - amoureux, exilés ou curieux de Madagascar, notre île bien aimée!!
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Accès libre au site à partir de 10h
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Programme ci-joint
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Infos et réservations :
Marisoa Ramonja Mendy 06 81 90 20 95 metissezoa@yahoo.fr
Théâtre du Manguier 04 42 96 33 31 lemanguier.cie@free.fr

Lettre ouverte à Madame Christine Albanel
Ministre de la culture et de la communication
Aix-en-Provence, le 13 février 2008
Madame la Ministre,
Conseiller Général des Bouches-du-Rhône, je suis candidat à la mairie d’Aix-en-Provence.
La ville de Cézanne est connue dans le monde entier comme ville de culture, par son histoire
prestigieuse, son patrimoine historique et naturel exceptionnel et par la place qu’elle a su prendre depuis un demi-siècle notamment du fait de la notoriété de son festival d’art lyrique. Elle
aspire légitimement à rejoindre la candidature de Marseille capitale européenne de la culture en 2013, circonstance qui sera favorisée par la victoire probable dans
ces deux villes de listes de gauche unie, seules capables de réaliser un rapprochements souhaité par tous, et que l’actuelle majorité aux commandes dans ces deux villes si proches a été incapable
de concevoir, et a fortiori de mettre en oeuvre.
Je m’adresse à vous pour vous faire part du profond désarroi de tous les acteurs culturels aixois, et des craintes légitimes qu’ils ressentent face à la situation catastrophique, totalement inédite dans la V° République, faite par votre gouvernement à la culture, à l’art et aux artistes, et dont les conséquences locales sont extrêmement préoccupantes.
Des coupes budgétaires sans précédent affectent la survie même du spectacle vivant : gel de 6%, baisse de 25% des subventions du ministère : les annonces officielles depuis plusieurs mois semblent travestir la réalité des lettres de cadrage. Les artistes, l’ensemble des acteurs culturels ne sont pas dupes
Dans les secteurs du Patrimoine, la confusion totale règne sur les montants et les modalités de financements des travaux sur les monuments historiques, sans parler des modalités de la maîtrise d’ouvrage de ces travaux : qu’est devenue la taxe sur les droits de mutation décidée en 2006 par le premier ministre de Villepin : 150 millions d’euros annoncés, l’espace d’une année, taxe et budget disparus sans laisser de traces en 2008.
Que sont devenus les 400 millions d’euros pour les travaux sur les monuments historiques promis par Nicolas Sarkozy pendant sa campagne ?
Qu’est devenue votre proposition de taxe sur l’hôtellerie de luxe, tentative de la dernière chance pour sauver les monuments en péril, enterrée prestement par la ministre de l’économie ?
A Aix-en-Provence, comment l’Etat va-t-il honorer ses engagements sur l’exceptionnel patrimoine classé de la ville, dont une partie lui appartient : la Cathédrale, l’Archevêché, le site d’Entremont ? Comment le secteur sauvegardé avec ses places et ses hôtels particuliers, comment tout ce patrimoine baroque et médiéval exceptionnel, comment les musées vont-ils survivre au désengagement brutal et sans compensation que votre gouvernement n’a même pas le courage d’annoncer comme tel ?
Votre propre ministère est lui-même menacé de démantèlement par la révision générale des politiques publiques qui atteint le réseau déconcentré des Directions régionales des affaires culturelles, qui menace 50% des postes de fonctionnaires, qui fragilise les établissements publics des monuments et des musées : ils seront très rares à bénéficier des miettes des financements considérables que vous avez engagés à Abou Dhabi, et bien peu seront soutenus par le mécénat de grandes entreprises qui préfèrent délocaliser.
La DRAC d’Aix-en-Provence, dans la 3° région culturelle de France, est sans titulaire depuis un mois, et aucun remplaçant n’est
annoncé avant le mois d’avril. Une note récente du Premier ministre recommande à vos services de ne signer aucune convention pluriannuelle d’objectifs, ce qui prive de visibilité et de durée un
nombre considérable d’associations, sur lesquelles repose l’animation de la vie culturelle dans notre pays.
Le gouvernement doit cesser de transférer des charges aux collectivités locales sans compensations équitables. Il y a plus
de vingt ans, un gouvernement socialiste avait confié aux départements bibliothèques et archives : ce fut un succès, et tous le reconnaissent, parce que ces transferts avaient été négociés
convenablement. Depuis quelques années, les transferts sont sans grande pertinence (services de l’Inventaire), peu cohérents (enseignements artistiques, Monuments historiques), sans parler des
désengagements portant sournoisement transferts (festivals, création, diffusion), sans que jamais soit annoncée et clarifiée la répartition des compétences culturelles de la
décentralisation.
Ainsi le budget du Conseil général des Bouches du Rhône pour la culture était de 20 millions d’euros en 2006 et 22 millions d’euros en 2008 sans mesures nouvelles, seulement pour pallier les désengagements de l’Etat.
La situation est d’autant plus grave à Aix que l’actuelle municipalité, qui bénéficie pourtant du soutien politique de votre majorité, n’a pas su obtenir (mais l’avait-elle demandé ?) la
mise à niveau de votre soutien financier pour les seuls équipements ostentatoires qu’elle a réalisés (le coûteux Grand Théâtre de Provence), pas plus d’ailleurs que pour les institutions
prestigieuses dont elle a hérité (Festival international d’art lyrique, centre chorégraphique national d’Angelin Preljocaj). On
se souvient seulement ici qu’elle avait porté plainte contre les intermittents.
Madame la Ministre, je vous demande solennellement de prendre des engagements quant à la volonté du gouvernement de sauvegarder la richesse culturelle de notre pays. Ces engagements doivent répondre à la volonté de préserver le statut des intermittents du spectacle qui fait la force de la
création artistique de la France.
Votre engagement, Madame la Ministre, doit aider les collectivités locales à favoriser une culture pour tous, de manière équitable pour les artistes, sans dresser, comme cela se fait actuellement, les
« grands » contre les « petits » ; une culture partagée par tous les habitants, jeunes et plus âgés, vivant dans le centre ville ou la
périphérie . Votre rôle est d’encourager, et non d’entraver, la démocratisation réelle, concrète, de l’accès à la culture.
C’est celle que nous proposons, afin de retisser du lien social dans notre ville, et de transmettre à tous nos concitoyens le partage de l’intelligence et de la sensibilité que procure la culture et que donnent les artistes.
Je vous prie de croire, Madame la Ministre, à l’expression de mes salutations distinguées.
Alexandre Medvedowsky
Candidat à la mairie d’Aix-en-Provence
Liste Aix pour Tous
La Fonderie ferme ses portes à la salle du Bois de l'Aune. Je souhaite qu'elle puisse les réouvrir le plus vite possible ici ou dans un autre lieu. Il en va de la diversité culturelle de notre ville.
Ci-joint le communiqué de la Fonderie :
Ça y’est ! le 25 octobre, La Fonderie a rendu les clefs de la salle Bois de l’Aune à son propriétaire : la Communauté du Pays d’Aix (CPA).Pourtant le pari engagé en 2004 de faire de cet espace un lieu dédié au spectacle et à l’accueil d’opérateurs culturels était tout à fait sensé. Pour seule preuve les 63 000 spectateurs et quelques, qui nous y rendirent visite entre 2004 et 2007.
A l’origine, La Fonderie accepta l’offre de délaisser son espace centre-ville pour réouvrir la salle Bois de l’Aune au Jas de Bouffan et en réorienter l’usage. Objectif : en faire une scène vivante qui puisse accueillir toute sorte de spectacles et d’opérations culturelles.
Après trois ans, nous constatons que la volonté et de sérieux efforts de la CPA sont restés bien isolés. Pour créer une dynamique suffisante il fallait que tous se mettent autour de la table ; unir volontés et moyens et ainsi investir sur le moyen terme, autour d’un espace dont l’intérêt collectif est pourtant clair.
Or, ni la Drac (état), le Conseil Général (département), le Conseil Régional PACA ou bien même la Ville d’Aix-en-Provence, n’ont suffisamment appuyé le projet. Ils ne se sont pas même réunis pour en parler ensemble. La faute à qui ? On ne le saura jamais – en tout cas les demandes de La Fonderie en ce sens n’ont jamais abouties.
Dans cette entreprise nous avons fini par nous fatiguer de porter à bout de bras ce gros équipement, faire face aux critiques pas toujours les plus averties ou constructives, pour toujours jongler avec une trésorerie en rupture. In fine nous refusons surtout de perdre notre âme, pour devenir au mieux des concierges (plus ou moins socioculturels) et au pire la “grosse asso.“ de service, censée avoir tous les moyens pour pallier à toutes les besoins.
Car c’est oublier le sens fondamental de l’action de La Fonderie qui fut et reste d’offrir une programmation artistique de qualité, notamment (mais pas seulement) dans le domaine des musiques actuelles – ce, en proposant des moments de partage et de respect entre artistes et publics.
Un projet militant avéré pour défendre l’ouverture ici de “vrais” espaces de vie de travail et de diffusion pour le spectacle vivant.
Pour nous c’est clair : ce combat reste d’actualité sur Aix et le Pays d’Aix.
A ce titre, il est aussi tout à fait symbolique qu’à ce jour ne soient toujours pas réalisés les travaux promis depuis 2002 cours saint-Louis - locaux que nous avons dû abandonner après 9 années d’exploitation et un incontestable succès public. Et qu’après plus de 63 000 spectateurs accueillis en plusieurs centaines de manifestations, nous devions quitter maintenant au Jas de Bouffan un lieu de spectacle qui avait tout pour réussir.
Triste symbole en vérité dans une ville qui ne cesse de s’autoproclamer culturelle au cœur d’un bassin de vie riche
Pour la première fois depuis 1991 La Fonderie se retrouve sans espace de diffusion c’est sans doute très dommageable pour l’association, mais les conséquences en seraient aussi à mesurer sur le tissu local puisque depuis toujours nous avons chaque saison accueilli de très nombreux acteurs et associations. Qu’ils trouvent chez nous un espace d’expression, de diffusion, mais aussi un outil professionnel fut notre volonté et notre ouvrage. Cela reste une fierté que nous refusons de brader.
