Le froid et l’hiver qui s’abattent sur la ville d’Aix-en-Provence sont à nouveau les témoins de l’inaction de Mme Joissains, actuelle députée et maire de notre ville.
En décembre dernier, les tentes rouges des Enfants Don Quichotte faisaient leur apparition place de La Rotonde, manifestation visible d’une précarité et d’une exclusion grandissantes et plus largement d’une crise majeure de l’accès au logement partout en France et singulièrement à Aix.
Pour tout dialogue et propositions de solutions adaptées à la problématique des sans abris, Mme Joissains s’est contentée de requérir par deux fois le recours de la force publique pour expulser les Enfants de Don Quichotte, Aix étant la seule ville de France à agir de la sorte.
Tenter de cacher la misère en usant d’artifices ne la fait pas disparaître pour autant ! La preuve aujourd’hui avec le retour dans les rues de notre ville des Enfants de Don Quichotte.
Malgré les propositions des associations et de l’Etat par l’intermédiaire du Préfet et du Sous-Préfet, la municipalité Joissains n’a pas mis œuvre les moyens nécessaires pour que des aixois ne dorment plus dehors. A Marseille, des locaux ont par exemple été réquisitionnés.
L’hiver promet d’être rude, il faut donc que Mme Joissains, députée-maire UMP qui a voté la loi sur le Droit Opposable au Logement, agisse et propose concrètement des solutions humaines et dignes aux sans abris… Mais aussi à celles et ceux qui sont en situation de grande précarité (des jeunes, des travailleurs pauvres, des femmes seules avec enfants). Au 1er janvier 2008, la loi devra s’appliquer et il n’y aura pas d’exception pour la ville d’Aix.
Je demande instamment à Mme Joissains de dire clairement aux aixois comment elle entend respecter la loi de la République et répondre à l’urgence sociale que nous vivons chaque hiver.
Alexandre Medvedowsky
Aix pour Tous
www.alexandre-medvedowsky.net
Comment ne pas s’étonner de l‘inconstance des positions du candidat de l’UMP concernant l’avenir du système de santé de notre pays ?
Alors qu’il ne faisait plus aucune référence (étrangement…) à la franchise de soins, le 28 mars dernier, lors de la présentation à la presse de son programme présidentiel, Nicolas Sarkozy relance après coup et insidieusement l’idée de ce dispositif individualiste et brutal.
Après une série de contradictions, portant notamment sur le montant de ladite franchise non remboursée, passée en quelques semaines d’une centaine à une dizaine d’euros, voire à quelques centimes, ce revirement avec quatre franchises (examens biologiques, médicament, consultations et hôpital) est une contradiction de plus.
Le choix en faveur d’un tel dispositif représente une réelle menace pour notre assurance-maladie collective ! Les plus riches pourront sans mal se tourner vers les assurances privées alors que les plus pauvres n’auront d’autre choix que de repousser le plus possible le moment des soins, alimentant ainsi le recours aux services d’urgence, saturés et coûteux.
Si cela ne suffisait pas, on peut ajouter que la franchise «hôpital» se superposerait au forfait hospitalier, ce qui démontre bien l’extrémisme et l’aspect «usine à gaz» de la mesure.
Alors même que l’accès aux soins a connu une dégradation d’une ampleur impressionnante depuis cinq ans, le candidat Sarkozy s’obstine à développer l’exclusion des soins pour les moins favorisés comme mode de régulation des finances sociales. Cette attitude est déplorable et tout l’enjeu actuel vise, au contraire, à mener les réformes nécessaires pour conforter notre système de santé solidaire.
Il est impératif aujourd’hui de tout faire pour réduire l’inégalité d’accès aux soins. A ce titre, il est utile de rappeler qu’en 2007, 13% de la population renoncent d’ores et déjà à se soigner pour des raisons financières.
ou l’entêtement de Mme Joissains
Le Tribunal de Grande Instance d’Aix-en-Provence a rejeté la nouvelle demande d’expulsion formulée par Mme la Députée-Maire d’Aix à l’encontre des Enfants de Don Quichotte, après leur « déménagement » de la place de la Rotonde vers
Le TGI a jugé que l’installation, à cet endroit, des tentes des Enfants de Don Quichotte ne constituait pas en elle-même un trouble manifeste à l’ordre public nécessitant une expulsion. Le juge a surtout estimé que la municipalité n’a pas proposé de solutions d’hébergement offrant une alternative à une telle occupation. Le tribunal a considéré enfin que la demande d’interdiction d’occupation du domaine public avait un caractère manifestement excessif, puisqu’il concernait l’intégralité du domaine de la ville d’Aix-en-Provence !
L’encre du jugement était à peine sèche que Mme Joissains formait un recours contre cette décision de justice !
Ce campement, initié le 22 décembre dernier, n’est rien d’autre que la manifestation visible d’une extrême précarité et d’une immense difficulté à vivre qui touchent tant de personnes, jeunes et moins jeunes, à Aix et en Pays d’Aix !
Ne rien faire est indigne. Ne chercher un recours que dans les prétoires, l’est plus encore !
